Harelimana et Makwanda avec Team Canada (via le Courrier Laval)

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FOOTBALL. En pleine frénésie du Super Bowl, Kean Harelimana et Samuel Makwanda ont vécu une expérience enrichissante en aidant le Canada à vaincre les États-Unis à l’International Bowl 2015, compétition présentée au AT&T Stadium, domicile des Cowboys de Dallas.

Pour une deuxième année consécutive, le Canada a pris la mesure des États-Unis, cette fois-ci par le pointage de 25 à 9, le 31 janvier.

Les joueurs de football lavallois ont donc endossé la feuille d’érable pour représenter l’équipe nationale des moins de 18 ans.

«Nous avons donné une belle preuve que les Canadiens ont autant de talent que les Américains au football», ont lancé les deux anciens joueurs des Loups de l’école secondaire Curé-Antoine-Labelle.

«Je ressens une grande fierté. Nous avons beaucoup de talent au Canada», de renchérir Kean Harelimana, 18 ans.

Trois courses

MAKWANDA AU TEXAS

 

 

 

 

 

 

 
Samuel Makwanda, un porteur de ballon de 16 ans de Fabreville, aurait aimé avoir un peu plus de temps de jeu. Il a effectué seulement trois courses.

«J’ai l’habitude de toujours courir avec le ballon. Je n’ai jamais pu prendre mon rythme pour faire de longues courses. Je suis quand même très heureux d’avoir fait partie de cette équipe championne.»

Le joueur étoile de la catégorie juvénile a été ralenti par un rhume. «Je n’étais pas prêt à 100 %. Ce rhume m’a déconcentré. Cette victoire fut une belle consolation», mentionne celui qui aimerait à nouveau percer l’alignement en 2016.

Kean sonne le réveil

Harelimana au Texas

 

 

 

 

 

 

Si les Américains ont ouvert la marque grâce au botté de placement de 31 verges de Manny Benz, le secondeur Kean Harelimana, qui campait le rôle de capitaine, a sonné le réveil du Canada. Il a réussi un retentissant sac du quart, qui a fouetté la formation unifoliée, lui permettant d’inscrire un majeur après quelques séquences à l’attaque. Le quart Sawyer Buettner a franchi la zone payante sur une course d’une verge.

«La défensive a eu son mot à dire dans cette précieuse victoire. Nous n’avons donné qu’un seul touché et le front défensif a été incroyable», affirme fièrement le porte-couleurs des Cheetahs du Collège Vanier, au niveau collégial division 1.

«Mon sac a donné le rythme à la rencontre. J’ai aussi réussi quelques bons plaqués sur les unités spéciales. Même si les Américains avaient de gros noms, nous étions plus imposants physiquement. Cette victoire ne m’a guère surpris», ajoute-t-il.

Benjamin Whiting a notamment réalisé une interception qui a permis aux Canadiens quelques jeux plus tard de marquer un deuxième touché. Bref, la défensive a donné de sérieux maux de tête à l’adversaire, si bien que les Américains ont dû apporter quelques correctifs au retour de la mi-temps.

«Ils pensaient courir contre nous, mais ils se sont ravisés», indique Kean.

«Nos gars ont été magnifiques, très robustes. Ils n’ont jamais abandonné. Ils ont joué chaque essai. C’est ce que nous voulions et tout ce que nous pouvions demander de nos joueurs», a conclu Glen Mills, l’entraîneur-chef du Canada.

Ambiance électrisante

Au Texas, le football est une véritable religion, au même titre que le hockey au Québec. Les 40 joueurs de la formation canadienne, dont Kean Harelimana et Samuel Makwanda, ont d’ailleurs constaté toute la frénésie en foulant le terrain des Cowboys de Dallas. Un immense complexe de 80 000 sièges (sur un site de 73 acres), construit au coût de 1,3 milliard de dollars.

«Je n’en reviens pas que j’ai joué une partie au stade des Cowboys. C’est énorme. L’ambiance était extraordinaire. Je n’ai jamais joué devant autant de spectateurs. On sentait cette frénésie du Super Bowl», souligne Samuel.

«Quel stade! J’étais renversé et impressionné comme tous les joueurs d’évoluer dans cet amphithéâtre. Je me souviendrai longtemps de cette expérience», reconnaît le footballeur de Chomedey, qui n’a pas mis de temps à s’adapter aux dimensions du terrain américain (plus petit).

«Je tiens à remercier tous les entraîneurs, le personnel médical et Football Canada de m’avoir permis de vivre ce rêve», termine Kean Harelimana.

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